Historique

Ciment Québec Inc. (CQI) possède l’une des cimenteries les plus modernes en Amérique du Nord. CQI fabrique de nombreux types de ciment qu’elle distribue au Québec, en Ontario, dans les Maritimes et aux États-Unis. CQI est intégré verticalement dans les secteurs du béton prêt à l’emploi et des agrégats. Le personnel de l’entreprise compte plus de 700 personnes expérimentées et compétentes qui s’affairent quotidiennement à fabriquer des produits de la plus haute qualité et à offrir le meilleur service qui soit à la clientèle, confirmant et renforçant ainsi la renommée d’excellence de CQI.

C’est vers la fin des années 40 que tout a commencé. À cette époque, le ciment est une denrée rare au Canada. Dès 1947, après avoir été en contact pour la première fois avec du ciment alors qu’il agrandissait un bâtiment de sa ferme avicole, Gustave Papillon s’est intéressé au domaine cimentier et c’est au cours des deux années suivantes qu’il a développé le projet de construire une cimenterie en se perfectionnant sur l’aspect chimique du procédé et en localisant au Canada et aux États-Unis les diverses pièces d’équipements usagés nécessaires. Exceptionnellement doué pour les travaux manuels et la mécanique et confiant en ses capacités de pouvoir mener à bien une telle construction, c’est en 1949 qu’il parle pour la première fois de son projet à son père, Ernest J. Papillon, alors courtier en valeurs mobilières et donc possédant les capacités et les contacts pour la portion financière du projet. Après entente mutuelle, le fils et le père se lancent dans la grande aventure de la fabrication du ciment. L’entreprise s’installe dans leur village natal, Saint-Basile-de-Portneuf, dont le sol contient un calcaire de très haute qualité et en quantité suffisante pour l’approvisionner très longtemps.

La construction de l’usine commence en 1949. En 1951 débute la production quotidienne de 100 tonnes métriques de ciment. L’entreprise se nomme alors Les Industries Calcaires Inc. et changera de nom pour Ciment Québec Inc. en 1953. Au cours des années, la compagnie connaîtra cinq phases majeures d’expansion par l’ajout de lignes de cuisson toujours plus productives.

Au cours des années suivantes la compétition s’accentue par l’arrivée de nouvelles compagnies cimentières et la construction d’autres usines au Québec. Suite au premier choc pétrolier du début des années ’70, CQI décide d’édifier une toute nouvelle cimenterie, toujours sur le site de St-Basile. On passe du procédé énergivore et coûteux de fabrication par voie humide à celui par voie sèche avec préchauffeur et fournaise à calciner. Ce procédé est plus performant sur les plans de la production, des coûts  et de la qualité de l’environnement. En 1983, la nouvelle usine entre en activité. Cette modernisation en fait alors l’usine la plus avant-gardiste et performante au Québec et les investissements massifs qui y ont été consacrés au cours des années lui ont permis de se hisser aujourd’hui parmi les installations cimentières les plus performantes en Amérique du Nord.

À la fin de la première moitié des années soixante, CQI acquiert ce qui est reconnu comme une des plus ancienne carrière en Amérique du Nord. Fondée par les Jésuites, cette carrière est  située à Beauport, près de Québec. Des actes notariés démontrent que dès 1670, la carrière fournissait la pierre calcaire et la chaux nécessaires à la construction des maisons et bâtiments de la ville de Québec et des installations du Séminaire de Québec.

Cette première acquisition dans le secteur du béton prêt à l’emploi et dans celui des agrégats est rapidement suivie de plusieurs autres un peu partout au Québec.

Ce n’est que plus tard que l’entreprise regroupe ses diverses opérations intégrées béton sous sa division Matériaux avec des noms de commerce tels que Unibéton, Béton Miroc et Béton Mercier. L’exploitation des carrières et des gravières du groupe est aussi intégrée à la division Matériaux et s’effectue sous le nom Unibéton.

En 1993, CQI conclut un partenariat d’affaires avec ESSROC Canada, filiale d’ESSROC Corp des États-Unis, elle-même filiale de Ciments Français, membre du cinquième groupe cimentier mondial Italcementi Group. Par cette transaction, CQI intègre aux siens les actifs qu’ESSROC Canada détenait au Québec, lesquels étaient principalement connus sous le nom de Miron.

Les deux partenaires cumulant près de deux siècles d’expertise dans les secteurs du ciment, du béton et des agrégats, il en résulte pour chacun d’excellentes synergies techniques, opérationnelles et commerciales.

CQI demeure indépendante dans la conduite de ses opérations et la direction de l’entreprise est maintenue à son siège social de Saint-Basile.

Soucieuse de maintenir la cimenterie à des standards d’opération et de performance environnementale élevés, l’entreprise continue sans cesse d’investir dans des équipements de pointe : écofournaise, technologies écoénergétiques, centre de valorisation des matières résiduelles, etc.